Conseils
Comment garder le moral quand on est en recherche d'emploi

Chapitre 2 – Faire face aux refus 

Nous l’avons vu précédemment, la recherche d’emploi est un processus souvent lourd qui peut avoir des conséquences sur le moral. Un des aspects particulièrement difficiles à gérer est celui des refus. Voici une liste de choses que l’on peut faire pour prendre soin de soi pendant cette période.

Patricia Luthy profile picture Rédigé par Patricia Luthy

1/ « Dés-émotionnaliser » les interactions avec l’entreprise dans les premières phases 

Presque toutes les recherches d’emploi impliquent de faire des offres, parfois même de nombreuses offres. La proportion de réponses positives à ces sollicitations est extrêmement faible, quel que soit le niveau de compétences de la personne en recherche d’emploi. Il s’agit là d’un fait et il est parfois bon de s’en souvenir lorsque le moral commence à flancher. Un autre phénomène entre en jeu à ce stade : les candidat/es s’impliquent énormément dans les offres qu’ils/elles envoient : faire une offre ciblée prend du temps et on parle de soi. En revanche, du côté de l’entreprise, les multiples lettres de candidatures reçues sont traitées comme du courrier « standard ». Les réponses – quand il y en a – sont souvent automatisées et toujours impersonnelles. Il y a donc un immense déséquilibre émotionnel dans ces échanges. Lorsque vous lisez une réponse négative, dites-vous que le robot ou la personne qui vous écrit ne vous connaît pas et que sa réponse ne peut donc pas être un jugement sur ce que vous « valez ». Bref, adoptez, vous aussi, le mode « robot » pour votre propre protection! 

2/ Prendre du recul lorsque la réponse est négative après une série d’entretiens

Il est tout à fait normal d’être déçu, triste ou en colère lorsqu’une série d’entretiens se termine par un refus. Prenez le temps de digérer cette déception. Exprimez-la. Discutez-en avec des personnes à qui vous faites confiance. Partagez-la avec des connaissances qui sont aussi en recherche d’emploi. Le fait d’en parler vous permettra de prendre peu à peu de la distance avec ce qui s’est passé … et de vous motiver pour la suite de vos recherches. Lorsque l’émotion est retombée, vous pouvez également vous demander si c’était vraiment la bonne opportunité pour vous : auriez-vous réellement voulu/pu travailler avec ce/cette chef/fe ? Cette entreprise avait-elle un projet que vous trouviez porteur ? Les processus et les outils étaient-ils conformes à ce que vous attendez dans votre job ? La distance pour aller au travail était-elle réaliste ? 

3/ Capitaliser sur chaque entretien 

Même si l’issue est négative, il y a des choses à apprendre dans chaque processus d’embauche. N’importe quel entretien est une occasion de s’exercer et permet d’être mieux préparé pour les suivants. Tirez un maximum d’enseignements de ces discussions. Notez à chaud les questions qui vous ont été posées et auxquelles vous avez eu du mal à répondre. Vous les reprendrez à tête reposée afin de construire vos réponses pour la prochaine fois. Notez également en sortant de l’entretien ce qui a bien fonctionné et ce que vous pouvez/voulez garder pour les entretiens suivants. Demandez-vous ce que vous feriez différemment si vous deviez avoir une deuxième fois le même entretien. Repensez aussi aux moments que vous avez trouvé inconfortables et essayez de trouver des solutions pour le futur. 

4/ Garder la confiance en soi

La clé dans cette période est au fond de continuer à croire en ses capacités et compétences et au fait qu’elles sont utiles sur le marché du travail. Pas simple avec le temps qui passe et les refus qui s’accumulent. Pour garder le moral, il est impératif d’intégrer chaque jour des activités qui vous font du bien : sport, art, rencontres … idéalement, des activités qui vous amènent à rencontrer d’autres personnes et qui vous font vous sentir accepté/e tel/le que vous êtes. Une piste intéressante dans ce contexte est de mettre un peu de votre temps à disposition des autres (bénévolat, coups de main …) : vous retrouverez ainsi le sentiment de contribuer à quelque chose et de faire partie d’un groupe, aussi petit soit-il. Un autre exercice classique - mais ô combien efficace : chaque soir, inscrivez dans un carnet au minimum trois choses dont vous pouvez être fier/fière. 

5/ S’entourer des « bonnes » personnes

Il y a des personnes avec qui on se sent bien et d’autres qui ont plutôt tendance à nous tirer vers le bas, à nous contrarier ou à nous juger. L’effet que nous font les autres dépend beaucoup de ce que nous sommes en train de vivre. Dans les périodes difficiles, il est essentiel d’identifier ce dont nous avons besoin et de renforcer la fréquence des rencontres avec les personnes qui ont un effet bénéfique sur nous. Et il est peut-être encore plus essentiel d’éviter pour un temps les personnes qui nous font nous sentir encore plus mal, même si leur intention est de nous aider.

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