Conseils
Marre de mon Chef !

Entre les chefs qui prennent de mauvaises décisions et ceux qui ne décident rien, le (supposé) manque de compétence ou de courage de nos chefs ont l’art de nous mettre hors de nous. Frustration, colère, tristesse, déception … Que faire lorsque les décisions (ou les non décisions) de notre hiérarchie nous deviennent insupportables ?

Patricia Luthy profile picture Rédigé par Patricia Luthy

Inutile de lever les yeux au ciel, de hausser les épaules ou d’insulter votre chef/fe : ce n’est définitivement pas le bon moyen pour arriver à vos fins. Les émotions nous font parfois adopter des comportements que nous regrettons par la suite. 

Alors, dans un premier temps, RESPIREZ ! , et prenez un peu de distance, au sens propre comme au sens figuré. Essayez de ne pas trop croiser votre supérieur/e hiérarchique afin de ne pas attiser l’émotion, et laissez passer un peu de temps. 

Si vous sentez que vos sentiments négatifs ne s’estompent pas, essayez de faire fonctionner votre mental : 


Enfilez les lunettes du PDG 

Une (non) décision qui peut sembler aberrante du point de vue individuel s’explique souvent par des enjeux stratégiques et/ou collectifs. Un exemple récurrent est celui de la stratégie commerciale. Décidée de manière centrale, elle crée souvent incompréhension et agacement chez les personnes qui doivent l’appliquer sur le terrain. Il y a en effet toujours des cas particuliers ou des clients spécifiques pour lesquels la politique semble aberrante. Elle peut pourtant être bonne pour l’avenir de la société dans son ensemble. Autre exemple, il peut arriver qu’une réévaluation individuelle de poste soit refusée, même si elle semble théoriquement justifiée. C’est notamment le cas lorsque la décision entraînerait de nombreux changements en cascade (par exemple, il y a de nombreux postes rattachés à la même classe de salaire). Ou s’il est prévu (mais pas encore communiqué) de procéder à une revue de tous les postes de l’entreprise l’année suivante. 


Et si c’était vous le Boss ? 

Essayez de vous mettre honnêtement à la place de votre chef. Prenez le temps de réfléchir à l’environnement dans lequel il/elle se trouve, à ses contraintes, et aux objectifs qu’il/elle doit remplir avec son équipe. En tant que chef/fe, que décideriez-vous ? 

Maintenant que vous êtes moins sous le coup de l’émotion et que vous avez élargi votre champ de réflexion hors de votre domaine d’influence, reconsidérez la situation. 


Pouvez-vous comprendre, et surtout accepter la (non) décision ? 

Vous n’avez pas besoin d’être totalement en accord avec les options choisies. Mais vous devez sentir que vous arrivez à passer « au-delà» de l’inconfort que vous procure la situation, et que vous retrouvez du plaisir dans votre travail. Si c’est le cas, vous allez pouvoir vous remotiver et continuer à avancer sur vos activités. 


Vous n’acceptez toujours pas la situation ? 

Vous pouvez tenter de retourner voir votre chef/fe. Si vous le faites, pensez à bien préparer la réunion, et à utiliser la réflexion que vous avez menée pour faire valoir de nouveaux arguments. En effet, rien de plus lassant (et stérile !) que les discussions qui se répètent et qui tournent en boucle, faute de nouveaux éléments. Il y a toutefois un risque que la décision reste inchangée, quoique vous pensiez ou disiez. 


Et si votre frustration s’installe … … et que vous n’arrivez plus à voir les choses autrement que sous un angle négatif, il devient urgent de faire une analyse un peu plus fine de la situation. Déterminez si ce qui vous agace est du ressort de l’entreprise (vous n’êtes plus en accord avec la politique, les valeurs ou la stratégie), ou si vous avez plutôt une incompatibilité avec le style de management de votre hiérarchique. Selon votre réponse, vous pourrez décider si vous devez changer de chef/fe … ou d’entreprise ! 

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